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Solidarité

Génération Non-Violente

Génération Non-Violente

Présentation de la Génération Non-Violente

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– le contexte qui l’a vu naître

– le Jubilé de l’an 2000 et la situation de guerre en Casamance au Sénégal.

  – la vision

– La Génération Non-Violente est un mouvement aspirant à un monde ou une société sans violence. En effet, si le conflit est une donnée intrinsèquement liée à notre condition humaine et sociale, sa résolution qui fait l’objet de plusieurs approches peut être non violente et respecter ainsi la dignité et la vie humaine.

– la mission

– Aspirant à un monde sans violence ou à des relations humaines sans violence,  la Génération Non-Violente veut faire de tous les hommes des bâtisseurs de Paix par la non violence en s’appuyant sur les enfants et les jeunes, avec le soutien des adultes. La Paix véritable est celle qui préserve la dignité et la  vie de l’homme.

– les axes d’actions 

      1 – La  formation

La Génération Non-Violente se veut un cadre de formation pour ses adhérents, afin de leur donner les connaissances nécessaires à leur action. Il s’agit en effet dans la formation, de leur faire découvrir la violence sur tous ses  aspects et les aider à voir sa capacité destructrice dans son auteur et sa victime à  travers tout le processus psycho- somatique de son développement.

Puisque cette formation se veut une formation pour la vie et dans la vie et non une formation théorique, la Génération Non-Violente doit être vue comme un cadre d’échange et d’analyse basé sur des faits concrets vécus par ses membres.

      2 – La mobilisation sociale

La mobilisation sociale est un axe d’action car la Génération Non -Violente y développera des activités d’interpellation de l’opinion publique pour un engagement toujours dans le respect de la vie et de la dignité de l’homme en vue d’une société plus juste.

La mobilisation sociale se fait à travers tous les moyens de communication possible (rassemblement, médias, affiches, etc.)     L’échange ou le partage d’expériences se font en petit groupe, en grand groupe ou en assemblée générale, forum, NVDay…

Eduquer à la paix : un défi pour notre tempsSession de Résolution des Conflits

 Un monde en morceaux

 “Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux.  Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communications modernes et la mobilité qui caractérisent notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle.

De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : les guerres dans différents pays et continents ; le terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. Tout cela à quelle fin ?

La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘Seigneurs de la guerre’’ ?

“La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle de beaucoup, voire de tous.”

Pape François,  1er Janvier 2017 N°2.

 

LE PROJET ECOLE-ENTREPRISE

Porté par  FESAEC / COFAEC /GNV

 Localisation du Projet

L’école-entreprise sera érigée dans la commune de Bignona deuxième ville de la région de Ziguinchor et la plus peuplée de la région.

Le Département de Bignona correspond à la partie du territoire national relevant du domaine soudano guinéen. Son climat tropical chaud et humide subit l’influence de la mer dans la partie basse du bassin versant du fleuve Casamance.

On y rencontre des vents chauds et secs (harmattan) de secteur  nord-est de novembre à mai et des vents chauds et humides (mousson) de secteur sud-ouest de mai à novembre.

Etalée sur cinq ou six mois (entre mai et octobre) en année normale, la saison pluvieuse ne dure plus que trois mois pluvieux (juillet – septembre), depuis quelques années. Le Département est ainsi éprouvé par la péjoration climatique généralisée.     La moyenne annuelle des températures pour le département est d’environ 29 0 C.

La dégradation des sols est devenue une contrainte majeure à la mise en valeur optimale du capital foncier. Le phénomène est dû à la salinisation / acidification des sols des bas-fonds et des bélongs, à la perte de fertilité consécutive au passage répété des feux de brousse, à l’érosion pluviale des plateaux et terrasses, à l’ensablement des rizières, au recul de la berge sur les côtes suite à l’érosion maritime qui s’accompagne par endroits de phénomènes de formation dunaire.

Les formations du domaine forestier  sont constituées par les forêts denses sèches et forêts galerie localisées principalement dans la partie sud, la mangrove et la palmeraie qui colonisent la zone fluviomaritime. Le département recèle aussi un important potentiel faunique.

-Contexte et justification du Projet Ecole professionnelle

Bignona -30 km au nord de Ziguinchor-

– C’est dans ce département, pour ce qui concerne la région de Ziguinchor, qu’à démarrer le phénomène des motos taxis (djakartas) entraînant beaucoup de jeunes déscolarisés et sans qualification. C’est un fléau, parce que non seulement certains abandonnent l’école pour s’y lancer, mais sont à l’origine de beaucoup d’accidents mortels et ne représentent pas un emploi durable.

Un autre danger est l’oisiveté de cette jeunesse et son manque de ressources qui peuvent être aussi des éléments favorables pour le recrutement par le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance comme combattants.

Description du projet et ses objectifsSession Vérité et Réconciliation - Exercice pratique

Le département de Bignona est une des zones la plus boisées de Casamance :   3 scieries légales, sans compter les clandestines, et le nombre de petits ateliers de menuiseries. Diverses essences y sont implantées.

Après maintes réflexions avec les acteurs locaux travaillant le bois, nous avons pensé à créer une Ecole Professionnelle option bois.

Cette école permettrait aux jeunes conducteurs de motos de venir se former à un métier en rapport avec le bois, niveau allant du CAP à l’école d’ingénieur (il faut bien voir grand et penser à l’avenir), tout en gardant au départ, leur petit boulot de conducteurs de motos.

Le travail du bois va de la foresterie, à la vente des meubles finis. Chaque étape est importante. La coupe de l’arbre pour son essence, nécessite aussitôt un nouveau plant, ce qui n’est pas le cas actuellement, et nos forêts perdent de leur matière première. L’éventail des formations est donc large.

Cette école professionnelle sera donc une école pour la protection de l’environnement, car elle intégrera en relation avec les services compétents de l’état, des campagnes de sensibilisation, de reboisement et aidera à la protection de la forêt au respect de l’environnement

Nous avons appelé ce projet Ecole-Entreprise parce que nous voulons prendre en compte les deux caractéristiques de la problématique.

Beaucoup d’écoles de formation ont du mal à aider leurs formés à entrer dans le monde du travail. Voilà pourquoi nous souhaitons, dans notre structure, mettre l’accent sur la formation et la validation des acquis d’expérience, et en même temps être une structure qui donne de l’emploi aux formés et qui explore le marché local, national, voir international.

Pour ce genre de métier créer sa propre structure demande beaucoup d’investissement ce que ne peuvent supporter les jeunes. Aussi, nous voulons qu’ils passent de formés en employés de la structure, jusqu’à ce que en collectif, ils créent leur propre structure.

Demandeurs aussi de ces enseignements, les menuisiers travaillant actuellement sans aucune qualification. Ils ont appris sur le tas, et veulent acquérir des techniques plus modernes grâce à cette mise à niveau et à l’apport de machines adéquates.

Avec leur expérience, ils deviendront tuteurs – formateurs pour tous ces jeunes.Session Janvier 2017 - Prévention et Résolution des Conflits

Le bois, cette matière noble, est une aubaine pour la Casamance ; encore faut-il que cette population sache le protéger, le pérenniser, le travailler et le mette en valeur.

Ce projet est donc un projet local pour des populations locales, hommes et femmes de terrain, et pour tous ces jeunes, qui actuellement sans qualification, n’ont guère d’avenir devant eux.

 

Ensemble construisons le monde de demain, monde de Paix et de Fraternité entre tous, en harmonie avec la nature créée par notre Père, et confiée à nos soins.